Comment écouter son corps pour mieux nager, courir et progresser (sans finir chez le kiné)

Et si tu prenais ton corps au sérieux… avant qu’il t’arrête ?

Dans cet épisode, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Maëva : kiné du sport, triathlète longue distance, et créatrice du podcast Kiné Tri Talk. Une conversation riche, humaine, ultra concrète – qui mêle vécu, prévention des blessures, erreurs classiques en natation… et conseils actionnables dès aujourd’hui, que tu sois nageur occasionnel ou mordu de triathlon.

Spoiler : tu vas probablement réévaluer ta routine d’échauffement (et peut-être tes idées reçues sur les étirements).

Suivre Maëva :

Son podcast : Kiné Tri Talk

Son compte Instagram : @kine_tri_talk

Apprendre à écouter son corps (pour de vrai)

La première qualité de Maëva, c’est sa double casquette : elle connaît le sport de l’intérieur et elle en connaît les coulisses. Elle a appris à jongler entre ses entraînements et ses études exigeantes de kiné, en découvrant au passage ce que beaucoup d’entre nous négligent :

La capacité à repérer les vrais signaux d’alerte avant qu’il ne soit trop tard.

Elle raconte comment elle a appris à s’observer, à s’ajuster, à différencier une “douleur normale” d’un début de blessure.

Son critère simple :

Si la douleur est encore là le lendemain, ce n’est pas normal.


Répéter, progresser, s’adapter

Un autre passage clé : l’intérêt de faire “moins mais mieux”.

Comme beaucoup, Maëva a d’abord nagé des kilomètres sans réfléchir. Jusqu’au jour où elle s’est demandé :

“Qu’est-ce que je travaille aujourd’hui ?”

Ce simple changement de posture a tout transformé. Elle parle aussi :

  • des éducatifs qui l’ont vraiment aidée (comme la “paume de main magique”),
  • du rôle du renforcement bien ciblé, pas forcément long, mais bien fait,
  • de l’importance des routines de gainage dynamiques (même 2 fois 15 minutes par semaine, ça change tout).

Tu peux tout à fait adapter ta progression à ton quotidien – à condition de rester régulier, lucide, et un minimum structuré.


Blessures : mieux vaut prévenir (et s’écouter)

Maëva insiste sur une réalité : la grande majorité des blessures aurait pu être évitée.

“Je vois souvent des patients qui disent : j’ai rien changé. Mais quand tu creuses, ils ont sauté une récup, modifié une séance, augmenté un peu trop vite la charge…”

Le plus fréquent ? Les microtraumatismes : tendinites à l’épaule chez les nageurs, douleurs au genou chez les coureurs, fatigue qui s’accumule sans qu’on s’en rende compte.

Sa règle simple :

Si une douleur t’oblige à modifier deux ou trois entraînements de suite, il est temps de consulter.

Et son conseil phare :

Faire un check-up kiné en début de saison.

Même rapide, même sans douleur, il peut t’éviter de gros pépins.


Une routine utile, sans y passer des heures

Pas besoin de salle de sport ou de matériel de compétition.

Une routine de 15 minutes, deux à trois fois par semaine, c’est déjà largement suffisant pour la majorité des sportifs adultes.

Quelques idées à piocher :

  • planche dynamique (ex : toucher genou-main opposée en fermant les yeux),
  • squats ou fentes sans charge, en proprioception,
  • gainage avec mouvements croisés ou avec élastique,
  • échauffements courts avant la nage (rotation, activation, mobilité).

Important : mieux vaut une routine simple, bien adaptée à toi, qu’un programme trop ambitieux qui saute au bout de deux semaines.
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