Dans l’épisode : Tu entends comment l'idée du podcast est née, en accompagnant à distance un athlète vers son premier Ironman, et l'énergie brute du tout premier enregistrement.
« Il s'agit de réfléchir à ta nage, de vraiment comprendre ce que tu fais dans l'eau pour progresser. »
20 août 2024. Un micro, un nom un peu long, Swim Smart, Tri Hard, et une promesse qui tient en une phrase : réfléchir à ta nage pour progresser. Pas nager plus. Comprendre ce que tu fais dans l'eau.
Tu trouves ici ce que ce premier épisode posait : le jeu de mots du nom, à qui je m'adressais, d'où je parle, et surtout le contrat de départ. Un point précis par séance, un critère de réussite que tu vérifies seul, et de quoi l'appliquer dès ta prochaine sortie au bassin.
1. Nager intelligemment, c'est pas nager moins
Le nom joue sur une formule connue, train hard. Bosser dur. Je l'ai gardée, et j'ai mis devant swim smart. Bosser dur, oui, mais de manière intelligente.
Tu peux enchaîner les longueurs pendant des mois et rester au même endroit. C'est pas un manque de courage, c'est un manque de cap. L'effort reste le même. Ce qui change, c'est ce que tu sais de ton effort.
Tu nommes ce que tu travailles. Avant d'entrer dans l'eau, tu dis en une phrase ce que tu viens chercher aujourd'hui. Si tu n'arrives pas à le formuler, ta séance n'a pas encore de cap.
Tu gardes l'effort, tu ajoutes l'intention. Tu n'as rien à retirer à ta séance. Tu choisis simplement une série où ton attention se pose sur un seul détail de ta nage.
Tu observes avant de corriger. Sur les premières longueurs, tu regardes ce qui se passe sans rien changer. Tu corriges ensuite, une chose à la fois.
2. Pour toi qui nages sans club
Le podcast s'adressait à tous les nageurs de triathlon, et surtout à celui qui n'est pas en club. Entre le boulot, la famille et les autres entraînements, caser une séance de natation, c'est déjà une victoire. Personne sur le bord du bassin pour te dire quoi faire.
D'où le format. Des épisodes de 10 à 20 minutes, sur des thèmes variés : la technique, l'alimentation, le mental, l'équipement, la planification, l'intégration avec le vélo et la course. Assez pour repartir avec une idée, sans te prendre ton temps.
Une séance, un seul point. Ton créneau est court, donc tu ne travailles qu'une chose. Deux points dans la même séance, et tu ne sais plus lequel a fait la différence.
Une idée écoutée, une idée testée. Tu gardes une seule idée de ce que tu écoutes et tu la poses dans ta prochaine séance. Le reste attendra.
Tu gardes de l'énergie pour la suite. En triathlon, tu ne sors pas de l'eau pour te reposer. Être efficace dans l'eau, c'est aussi garder des forces pour le vélo et la course à pied.
Cette dimension, c'est ce qui me plaît le plus dans le triathlon. Tu ne cherches pas seulement à bien nager. Tu cherches à bien nager pour la suite.
3. Un exercice sans critère, c'est un exercice à l'aveugle
Le contrat posé dès le départ : chaque thème expliqué, des exercices concrets, et pour chaque exercice des critères de réussite simples et mesurables. Le but, c'est que tu saches seul si tu es sur la bonne voie.
Sans entraîneur au bord du bassin, le critère joue ce rôle. C'est lui qui te répond quand tu sors de l'eau.
Simple, donc vérifiable seul. Ton critère se constate sans vidéo ni regard extérieur. Un compte, une sensation précise, un oui ou un non.
Mesurable, donc comparable. Un nombre de coups de bras sur une longueur, une respiration tenue sur une distance, un temps sur un aller. Tu peux le noter et le retrouver la semaine suivante.
Tu fixes le critère avant la série. Tu le décides avant de pousser du mur, pas après. Sinon tu adaptes la réponse à ce que tu as fait.
Un critère raté reste une information. Ça ne dit rien de toi. Ça dit où tu en es, et ça te donne le point de départ de la séance suivante.
4. D'où je te parle, et ce que ça change
J'ai nagé en club pendant 15 ans et joué au water polo une bonne dizaine d'années. J'ai été maître nageur, chef de bassin, directeur adjoint de centre aquatique, entraîneur de natation, de water polo et de triathlon. Pas mal de temps autour des bassins. Même un peu sorti du milieu professionnel, la passion est restée.
Ce que j'aime dans l'entraînement, c'est trouver le meilleur chemin vers un objectif. Planifier, ajuster, m'adapter aux ressentis et aux résultats du nageur. Ce chemin, tu peux le tracer pour toi.
Tu pars de ton objectif. Ta séance découle de ce que tu vises, pas l'inverse. Un premier triathlon et une sortie plaisir ne se préparent pas de la même façon.
Tu ajustes sur tes ressentis. Après chaque séance, tu notes en une ligne comment tu t'es senti. Fatigué, relâché, crispé. Ça compte autant que le chrono.
Tu ajustes sur tes résultats. Tu relis tes critères de réussite sur plusieurs séances. Quand un critère tient, tu passes au suivant. Quand il coince, tu reviens dessus.
Avant ta prochaine séance, choisis un seul point de ta nage et un critère que tu peux vérifier seul, comme un nombre de coups de bras par longueur. Pendant une série, tu ne penses qu'à lui. En sortant, tu écris une ligne : critère tenu ou pas, et ce que tu as ressenti.