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Épisode 7 • Sensorialité & Rapport à l'eau

Ta glisse se lit
sur une longueur de 25 mètres

11 septembre 2024 6 min Sensorialité & Rapport à l'eau

Dans l’épisode : Tu entends comment la glisse prend le relais des appuis aquatiques, ce qu'elle change quand tu dois garder des forces pour le vélo et la course, et les exercices à sec pour le gainage, les chevilles et la respiration.

« Moins tu en fais, plus ta glisse est efficace. Compte tes coups de bras sur 25 mètres et essaye de réduire ce nombre en te concentrant sur ta glisse. »

« Je nage vite, donc je glisse bien. » Le raisonnement tient debout, et pourtant il te trompe. La vitesse peut venir de la force : tu luttes contre l'eau, tu avances, et tu le paies dans le souffle quelques longueurs plus loin. Ce qui tranche, c'est ton nombre de coups de bras sur 25 mètres, lu avec ton souffle. Un chiffre à toi, que tu compares à toi, séance après séance.

Tu trouves ici le test de deux longueurs à glisser en début de séance, puis la façon de lire ton chiffre selon ce que ton corps te dit. Il y a ensuite un exercice de crawl en option, à garder pour le jour où le chiffre ne bouge pas.

1. Deux longueurs comptées en début de séance

La glisse, c'est ta capacité à garder ton mouvement dans l'eau avec le moins de résistance possible, en conservant ton élan après chaque coup de bras. Pour la mesurer, tu comptes tes coups de bras sur une longueur. Moins tu en donnes, plus ta glisse est efficace, à une condition : ton allure et ton souffle restent les mêmes. Un chiffre bas obtenu en ralentissant ou en forçant ne dit rien de ta glisse.

Le test tient en deux longueurs de 25 mètres, au début de la séance, quand tu es encore frais. C'est la seule chose que tu ajoutes à ta séance habituelle. Le reste de ta séance ne change pas.

Garde toujours la même poussée. Une coulée plus longue au mur fausse le compte. Pousse de la même façon à chaque fois et commence à compter au premier bras qui entre dans l'eau.

Choisis ce que tu comptes. Chaque main qui entre dans l'eau, ou seulement la droite. Les deux se valent, tant que tu gardes la même façon de compter d'une séance à l'autre.

Première longueur, ton chiffre de départ. Tu nages à ton allure habituelle, sans chercher à bien faire. Ce chiffre, c'est ta référence du jour.

Deuxième longueur, allongé. Même allure, même poussée. Après chaque coup de bras, tu sens combien de temps ton corps continue d'avancer sans effort supplémentaire, et tu laisses ce temps exister avant de repartir.

En sortant de l'eau, note les deux chiffres et un mot sur ton souffle. Dans un bassin de 50 mètres, le principe ne change pas : tu compares toujours la même distance, nagée de la même façon.

2. Ton chiffre baisse, regarde comment

Le compte se lit avec ta sensation, jamais seul. Tu peux faire baisser le chiffre en restant bras tendus jusqu'à presque t'arrêter. Moins de coups de bras, et une longueur qui traîne. C'est pas de la glisse, c'est du freinage. Trois cas te disent quoi faire à la séance suivante.

Moins de coups, même aisance. C'est le signe que tu cherches. À la séance suivante, tu gardes la même consigne d'allongement et tu regardes si le chiffre tient.

Moins de coups, plus essoufflé. Tu as sans doute forcé la poussée pour compenser. La fois suivante, tu reviens à ton allure de départ et tu cherches l'allongement plutôt que la force.

Le même chiffre sur les deux longueurs. Ton corps n'a pas encore trouvé où il avance sans effort. C'est pas un échec, c'est un signal : c'est le jour de l'exercice en option, juste en dessous.

Refais le test au même moment de la séance, à chaque fois. Ton repère, c'est ton chiffre des semaines passées, pas celui du nageur de la ligne d'à côté.

3. En option, le crawl en opposition

Si ta deuxième longueur ne fait pas mieux que la première, un seul exercice suffit. Il t'oblige à marquer, à chaque coup de bras, un temps où tu ne fais rien d'autre que glisser. C'est ce temps qui t'apprend à sentir le moment où ton corps avance encore et celui où il commence à freiner.

Tes appuis te propulsent. Ta glisse garde la vitesse que tes appuis ont produite. L'exercice travaille ce second moment.

La position à l'arrêt. Un bras tendu devant toi, dans le prolongement de l'épaule. L'autre bras tendu derrière, le long de la cuisse, main près de la hanche. Tes deux bras sont à l'opposé l'un de l'autre, le plus allongés possible.

Ce qui le distingue du rattrapé. En rattrapé, les deux mains se retrouvent devant ta tête. Ici, jamais. Le bras de devant part dans son coup de bras pendant que celui de derrière revient par-dessus l'eau.

Le temps de glisse. Tu tiens cette position un court instant après chaque coup de bras, puis tu enchaînes. Réussi si la pause vient naturellement et si tu sens ton corps continuer d'avancer pendant ce temps.

La vérification sur le compte. Juste après l'exercice, refais une longueur comptée à ton allure habituelle. Réussi si ton chiffre baisse d'au moins un coup sans que ton souffle s'emballe.

Si ta ligne est chargée et qu'un nageur arrive derrière toi, raccourcis la pause plutôt que de la supprimer. Tu gardes le repère, et tu libères le passage.

À ta prochaine séance
Compter tes coups de bras sur deux longueurs

Au début de ta prochaine séance, nage une longueur comptée à ton allure habituelle, puis une seconde à la même allure en laissant ton corps avancer après chaque coup de bras. Si le second chiffre est plus bas et que ton souffle n'a pas bougé, ta glisse a travaillé.

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